Un nouveau cadre de qualification s’applique aux éducateurs sportifs souhaitant intervenir dans le champ du sport-santé. L’arrêté du 1er octobre 2026, publié au Journal officiel le 1er novembre 2026, institue le certificat complémentaire « Sport-Santé ». Ce dispositif concerne l’encadrement de l’activité physique adaptée, avec ou sans prescription, auprès de personnes dont les limitations fonctionnelles ne sont pas considérées comme sévères.
Six compétences ciblées
La certification est associée aux diplômes BPJEPS, DEJEPS et DESJEPS, dans les spécialités prévues par l’arrêté. Elle doit attester un ensemble de savoir-faire nécessaires à un accompagnement progressif et sécurisé.
- analyser la condition physique, les capacités fonctionnelles et la motivation du pratiquant ;
- formuler des conseils et bâtir des programmes adaptés ;
- mettre en œuvre ces programmes en lien avec d’autres professionnels ;
- participer à l’éducation à la santé.
Le référentiel vise notamment les personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique. Il inclut également les personnes exposées à des facteurs de risque, ainsi que celles confrontées à une perte d’autonomie liée au vieillissement ou au handicap.
Une entrée en formation soumise à conditions
L’accès n’est pas ouvert à tous les candidats sans distinction. Il faut déjà posséder l’un des diplômes mentionnés dans l’arrêté. Le texte encadre aussi les qualifications et l’expérience attendues pour les personnes chargées de la coordination pédagogique, de la formation, du tutorat et de l’évaluation.
Un dossier et une soutenance
La validation repose sur un dossier personnel consacré notamment aux activités réalisées durant l’alternance et aux échanges avec les autres professionnels. Son format et les étapes de l’épreuve sont fixés par le référentiel.
| Élément évalué | Modalité prévue |
|---|---|
| Dossier personnel | 20 pages maximum, hors annexes |
| Présentation orale | 15 minutes maximum |
| Entretien | 25 minutes maximum |
Les évaluateurs doivent notamment porter une attention particulière à la prévention et à la lutte contre la maltraitance. Le certificat s’inscrit ainsi dans un cadre réglementaire destiné à favoriser une pratique durable, adaptée aux capacités des participants et coordonnée avec les autres intervenants.