La situation des finances publiques commence à peser sur les projets financiers des ménages. Selon une enquête OpinionWay rapportée par Pleine Vie le 28 octobre 2026, 22 % des Français déclarent que la perspective d’une hausse des impôts destinée à rembourser la dette publique pourrait les conduire à mettre davantage d’argent de côté d’ici 2027.
L’épargne de précaution reste majoritaire
Cette crainte fiscale s’ajoute à une préoccupation plus générale concernant l’avenir. La raison la plus souvent avancée pour épargner demeure la volonté de se prémunir contre les imprévus : elle est citée par 48 % des personnes interrogées. La perspective d’une fiscalité plus lourde constitue donc un facteur supplémentaire, mais elle ne devient pas le principal moteur des comportements observés dans l’enquête.
| Motif évoqué | Part des répondants |
|---|---|
| Inquiétude pour l’avenir | 48 % |
| Crainte d’une hausse des impôts liée à la dette publique | 22 % |
| Préparation de la retraite | 17 % |
Une inquiétude liée au niveau de la dette
Le sondage intervient dans un contexte de forte tension budgétaire. D’après les données de la Direction générale du Trésor citées par Pleine Vie, la dette publique française représentait 115,7 % du produit intérieur brut en 2025. Le déficit public atteignait pour sa part 5,1 % du PIB.
Ces données contribuent à alimenter les anticipations des ménages, notamment autour d’une éventuelle évolution de la fiscalité. Les projets personnels, comme un achat immobilier ou un voyage, figurent également parmi les raisons mentionnées pour épargner. La préparation de la retraite est citée par 17 % des répondants.
Une anticipation, pas une mesure annoncée
La hausse d’impôts évoquée dans l’enquête correspond à une crainte exprimée par les personnes interrogées. Elle ne constitue pas l’annonce d’une nouvelle taxe ni d’une décision fiscale déjà prise. Les résultats décrivent ainsi une intention possible d’adapter son épargne face aux incertitudes budgétaires, sans préjuger des mesures qui pourraient être adoptées d’ici 2027.
- 22 % des Français pourraient épargner davantage par crainte d’une hausse des impôts.
- 48 % mettent de l’argent de côté par inquiétude pour leur avenir.
- La préparation de la retraite est citée par 17 % des participants.