Le quartier rennais du Blosne a été choisi comme l’un des terrains d’étude d’un projet préparant le Pavillon français de la Biennale d’architecture de Venise 2027. Lancée le 27 octobre 2026 par l’Institut français, cette initiative doit réunir une quinzaine de jeunes adultes autour d’une enquête consacrée à trois quartiers hérités des années 1970.
Une enquête avant l’exposition
Le projet, porté par l’agence Particules et ses partenaires, prendra la forme d’un « Grand tour ». Les participants iront à la rencontre des habitants et observeront les quartiers concernés afin de réunir des archives, des témoignages et des films. Ces éléments doivent ensuite constituer une partie de la matière présentée à Venise.
La prochaine édition de la Biennale ouvrira le 8 mai 2027. Le contenu définitif du Pavillon français n’est pas encore arrêté. Le travail mené dans les quartiers doit toutefois permettre d’examiner concrètement les effets d’un urbanisme conçu à une époque où l’organisation de l’habitat, des déplacements, des commerces et des relations de voisinage reposait largement sur la planification.
Le Blosne, un quartier construit entre 1968 et 1982
Le quartier rennais s’est développé sur des terrains alors encore largement agricoles, dans un contexte de pénurie de logements et de croissance de la ville. L’Inventaire du patrimoine culturel de Bretagne décrit la ZUP Sud comme un ensemble intégrant non seulement des immeubles, mais aussi des équipements, des espaces de jeux, des plantations, des voies différenciées et des parcours réservés aux piétons.
Cette organisation reposait sur des unités de voisinage pensées pour favoriser la vie collective. Le projet lancé par l’Institut français entend confronter ces intentions initiales aux usages quotidiens et aux rénovations engagées plusieurs décennies plus tard.
| Élément | Information |
|---|---|
| Projet | « Grand tour » |
| Annonce | 27 octobre 2026 |
| Participants | Environ 15 jeunes adultes |
| Présentation finale | Biennale de Venise, à partir du 8 mai 2027 |
Regarder l’héritage urbain sans simplifier
Le choix du Blosne doit ainsi servir à interroger les promesses et les limites de l’urbanisme moderne à partir de situations vécues. L’objectif annoncé n’est pas de présenter ce modèle comme un échec systématique ni comme une période idéale, mais d’en observer l’héritage dans les quartiers actuels.
Les investigations menées à Rennes et dans les deux autres quartiers doivent aboutir à des productions documentaires et artistiques destinées au Pavillon français. Elles s’inscrivent dans une réflexion plus large sur la manière dont les grands ensembles des années 1970 sont aujourd’hui habités, transformés et transmis.