Reporter une rénovation énergétique peut donner l’impression de préserver le budget de la copropriété. Mais les dépenses continuent de s’accumuler à travers le chauffage, les pannes et l’entretien d’équipements vieillissants. Dans un article publié le 27 octobre 2026, Maison-Travaux relaie l’alerte de Dorêka, opérateur qui accompagne les copropriétés comme assistant à maîtrise d’ouvrage.
Selon cette entreprise, une simulation réalisée dans une résidence parisienne construite dans les années 1960 compare plusieurs possibilités, aides collectives déduites. L’immeuble compte 435 logements, classés E ou F. Le scénario d’un simple entretien peut, d’après cette étude de cas, revenir plus cher qu’une rénovation énergétique ambitieuse.
« Le coût et les conséquences de l’inaction dépassent amplement le prix de travaux bien préparés et financés », estime Baptiste Garcia-Rundstadler, cofondateur de Dorêka.
Des dépenses qui se répètent d’année en année
Le site spécialisé Lowit définit le coût de l’inaction énergétique comme l’ensemble des charges supportées faute de travaux : énergie qui n’est pas économisée et maintenance plus coûteuse d’installations anciennes. Une chaudière en fin de vie peut tomber davantage en panne, nécessiter des réparations plus chères et consommer plus d’énergie.
La hausse des prix pèse également sur la durée. Avec une progression annuelle de 2 %, l’hypothèse retenue par Lowit, une facture augmente d’environ 22 % en dix ans. Dans un immeuble équipé d’un chauffage collectif, ces montants récurrents peuvent ainsi finir par peser lourd dans les charges, alors que les travaux représentent une dépense ponctuelle susceptible d’être aidée.
| Repère | Donnée rapportée |
|---|---|
| Résidence étudiée | 435 logements |
| Classe énergétique | E ou F |
| Hypothèse de hausse annuelle de l’énergie | 2 % |
| Progression sur dix ans | Environ 22 % |
Un enjeu pour la valeur et la location
Dorêka pointe aussi la décote qui touche les logements mal classés au diagnostic de performance énergétique. L’entreprise rappelle la perspective d’interdictions de location concernant les passoires thermiques. Pour les copropriétaires, l’évaluation d’un projet ne se limite donc pas au montant du chantier : elle comprend aussi les dépenses de chauffage, les interventions techniques et l’évolution de la valeur du logement.
- Comparer le coût d’un entretien répété avec celui d’un programme de rénovation globale.
- Intégrer dans les calculs les aides collectives susceptibles d’être déduites.
- Tenir compte de l’âge des équipements et de l’évolution possible des prix de l’énergie.
La simulation présentée par Dorêka porte sur une copropriété parisienne précise. Ses résultats ne constituent donc pas un calcul applicable à tous les immeubles : le nombre de logements, le mode de chauffage, l’état du bâtiment et les aides mobilisables peuvent modifier le bilan.