Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ne repose plus sur la seule consommation d’énergie. Depuis juillet 2021, la note attribuée à un logement dépend de deux évaluations distinctes : l’énergie consommée et les émissions de gaz à effet de serre. La classe retenue correspond ensuite à la moins favorable des deux.
Deux calculs pour une seule étiquette
La première sous-note mesure la consommation annuelle d’énergie primaire, exprimée en kilowattheures par mètre carré. La seconde évalue les rejets de CO₂ équivalent. Le logement reçoit une classe allant de A à G selon chacune de ces deux dimensions, mais son étiquette finale est déterminée par le résultat le plus mauvais.
| Évaluation | Ce qu’elle mesure |
|---|---|
| Énergie | La consommation annuelle d’énergie primaire |
| Émissions | Les rejets de gaz à effet de serre en CO₂ équivalent |
| Classe finale | La moins bonne des deux sous-notes |
Un exemple permet de comprendre le mécanisme : une maison obtenant la classe D pour sa consommation, mais E pour ses émissions, sera finalement classée E. C’est cette règle qui peut conduire à une note moins favorable pour certains logements chauffés à l’électricité.
Les maisons électriques particulièrement concernées
D’après une étude reposant sur des données de l’ADEME et des Demandes de valeurs foncières, 15 % des maisons vendues après la réforme reçoivent une classe finale inférieure à leur sous-note énergétique. Leur déclassement est alors uniquement lié au volet des émissions.
« 15% des maisons voient leur note dégradée par les émissions »
Le cas est présenté comme paradoxal pour les logements chauffés à l’électricité en France. Cette électricité est décrite comme décarbonée à plus de 90 %, grâce notamment au nucléaire et à l’hydraulique. Pourtant, selon l’analyse publiée par L’energeek le 28 octobre 2026, une maison électrique identique peut recevoir une moins bonne note qu’une maison chauffée au gaz, alors même que son impact climatique réel serait inférieur. Le bilan carbone du logement au gaz est présenté comme pouvant être quatre fois supérieur.
Ce que le DPE affiche désormais
- une mesure de la consommation d’énergie primaire ;
- une mesure des émissions de gaz à effet de serre ;
- une étiquette finale fixée par la moins bonne performance.
Avant la réforme, la consommation d’énergie primaire déterminait seule la classe de A à G, tandis que les émissions de gaz à effet de serre apparaissaient sur une étiquette séparée et informative. Depuis 2021, elles peuvent donc directement modifier la note finale affichée lors de la vente d’une maison.