Dans les copropriétés, l’adhésion de principe aux travaux de rénovation énergétique ne suffit pas toujours à faire aboutir les projets. Selon une étude OpinionWay pour Evoriel, publiée en septembre 2026 auprès de 648 propriétaires d’appartements construits avant 1990, 72 % des personnes interrogées se déclarent favorables à une rénovation énergétique.
Les projets soumis au vote restent pourtant minoritaires à être adoptés. Au cours des cinq dernières années, 60 % des propriétaires interrogés ont vu un projet présenté en assemblée générale. Parmi ces projets, 26 % ont été approuvés, tandis que 14 % ont été reportés, 9 % rejetés et 3 % abandonnés avant le vote. Dans 40 % des immeubles, aucun projet de ce type n’a même été inscrit à l’ordre du jour.
Le coût reste le premier obstacle
Les copropriétaires citent d’abord la question financière. Le prix des travaux est considéré comme le principal frein par 63 % des répondants. Viennent ensuite le manque d’informations sur les aides, mentionné par 49 % d’entre eux, puis la difficulté à réunir la majorité en assemblée générale, pour 30 %. Le soutien public est jugé trop faible par 28 % des personnes interrogées.
- 63 % citent le coût des travaux comme principal obstacle ;
- 49 % évoquent une information insuffisante sur les aides ;
- 30 % rencontrent une difficulté pour réunir la majorité ;
- 28 % estiment que le soutien public est insuffisant.
Le rôle du syndic est également mis en cause par les participants à l’enquête : 59 % se disent mal informés par leur gestionnaire et 62 % insuffisamment accompagnés. Ces résultats placent la préparation du projet, l’explication des dispositifs d’aide et l’inscription de la question à l’ordre du jour au cœur du processus.
Quelle majorité pour voter les travaux ?
Les travaux d’économies d’énergie, notamment ceux destinés à réduire les rejets de gaz à effet de serre, relèvent de la majorité prévue par l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965. La résolution doit obtenir la majorité des voix de l’ensemble des copropriétaires, qu’ils soient présents ou non. Les absences peuvent donc empêcher l’adoption du projet, même lorsque les participants réunis en assemblée y sont favorables.
Un mécanisme de second vote existe toutefois. Si la résolution recueille au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires, l’assemblée peut procéder immédiatement à un nouveau vote selon les modalités prévues par l’article 25-1 de la loi de 1965. Cette règle permet de ne pas abandonner automatiquement un projet qui n’a pas atteint la majorité requise au premier scrutin.
Anticiper plutôt que repousser
Le plan pluriannuel de travaux et le fonds de travaux font partie des outils à mobiliser pour préparer les décisions au lieu d’attendre une situation urgente. Pour augmenter les chances d’aboutir, le syndic et le conseil syndical doivent notamment présenter un projet documenté, préciser son coût, identifier les aides accessibles et expliquer les règles de vote applicables. Pour les situations particulières, les copropriétaires peuvent demander un éclairage au syndic ou à un professionnel du droit.
| Élément | Donnée publiée |
|---|---|
| Étude | OpinionWay pour Evoriel |
| Date | Septembre 2026 |
| Personnes interrogées | 648 propriétaires |
| Projet adopté | 26 % |