Les épargnants français ont davantage placé leur argent sur des produits à échéance au cours des huit premiers mois de 2026. Selon des données compilées par BPCE L’Observatoire à partir de la Banque de France et de France Assureurs, les comptes à terme ont enregistré une collecte nette de 12,3 milliards d’euros entre janvier et août. Sur la même période, le Livret A a connu une sortie nette de 4,2 milliards d’euros.
Un retournement par rapport à 2025
La progression des comptes à terme contraste avec leur évolution un an plus tôt. Entre janvier et août 2025, ces placements avaient enregistré une décollecte de 6,5 milliards d’euros. Le Livret A, à l’inverse, avait alors attiré 3,1 milliards d’euros. Le changement est donc marqué pour ces deux produits d’épargne.
| Produit | Janvier-août 2025 | Janvier-août 2026 |
|---|---|---|
| Assurance-vie | 36,6 Md€ | 43,5 Md€ |
| Comptes à terme | -6,5 Md€ | 12,3 Md€ |
| Livret A | 3,1 Md€ | -4,2 Md€ |
| LEP | -1,5 Md€ | -0,3 Md€ |
| PEL et CEL | -17,8 Md€ | -17,7 Md€ |
Des taux fixés pour une durée déterminée
La remontée de la collecte des comptes à terme intervient dans un contexte où les taux d’intérêt ont rendu ces placements à échéance plus attractifs, selon les données rapportées par BPCE L’Observatoire. Deux mois se distinguent particulièrement : les dépôts nets ont atteint 2,3 milliards d’euros en juin, puis 4,8 milliards d’euros en juillet.
Le fonctionnement des deux produits diffère. Pour un compte à terme, le taux est fixé au moment de l’ouverture pour la durée prévue au contrat. Le Livret A peut, lui, voir sa rémunération évoluer. Son taux s’établissait à 1,7 % depuis le 1er août 2026, selon les observations citées dans l’analyse.
Une fiscalité différente
Le Livret A reste exonéré d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les comptes à terme sont soumis à l’imposition, avec des prélèvements sociaux et/ou un prélèvement forfaitaire unique indiqué à 31,4 % dans les données rapportées. La rémunération affichée d’un compte à terme doit donc être appréciée en tenant compte de cette fiscalité.
Les autres mouvements recensés montrent également une collecte renforcée pour l’assurance-vie, passée de 36,6 milliards d’euros sur les huit premiers mois de 2025 à 43,5 milliards d’euros en 2026. Les livrets bancaires ont attiré 4,2 milliards d’euros en 2026, contre 11,8 milliards un an plus tôt. Le LEP a enregistré une décollecte limitée à 0,3 milliard d’euros, tandis que le LDD est passé d’une collecte de 3,8 milliards à une sortie nette de 0,7 milliard d’euros.