Un nouveau produit d’épargne pourrait être proposé aux particuliers pour contribuer au financement de la dette publique française. Le groupe Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires (LIOT) défend la création d’un « Livret D », dont le principe est débattu à l’Assemblée nationale ce 28 octobre 2026. À ce stade, il s’agit d’un projet porté par des députés et non d’un placement disponible.
Un taux fixe et une exonération fiscale envisagés
Selon les éléments rapportés par Capital, le dispositif prévoirait une rémunération annuelle fixe de 3,5 %. Les intérêts seraient entièrement exonérés d’impôt. En contrepartie, l’épargne serait affectée au financement de la dette de l’État, dans le cadre d’un appel direct aux particuliers.
| Caractéristique | Projet de Livret D |
|---|---|
| Rémunération | 3,5 % fixe par an |
| Fiscalité des intérêts | Défiscalisation intégrale envisagée |
| Dépôt | De 1 000 à 60 000 euros |
| Durée de blocage | 10 ans |
Une épargne indisponible pendant dix ans
Le montant minimal de souscription serait fixé à 1 000 euros, tandis que le plafond atteindrait 60 000 euros par investisseur. Les sommes versées resteraient immobilisées durant dix ans. Cette contrainte limiterait donc la disponibilité de l’argent placé, contrairement à un livret d’épargne accessible à tout moment.
« Nous proposons de faire un appel à l’épargne directe des Français », a déclaré Charles de Courson, député (LIOT) de la Marne, lors de la matinale de RMC.
Le financement de la dette au cœur de la proposition
Le projet s’appuie sur l’idée d’un emprunt souscrit directement par les ménages. Charles de Courson l’a présenté comme un « grand emprunt national en demandant aux Français de souscrire à une dette ». Il a également avancé que les Français épargnent 17 % de leurs revenus et que ce taux augmente, évoquant près de 500 milliards d’euros présents sur les comptes bancaires.
Le député a comparé le futur produit au Livret A, dont le taux avait atteint 3,00 % entre le 1er février 2023 et le 1er février 2025, d’après les informations reprises par Capital. Le Livret D reste toutefois soumis à l’examen parlementaire : les conditions présentées correspondent au texte défendu par le groupe LIOT et ne constituent pas une règle applicable aux épargnants.