Les critiques adressées à Parcoursup ne résument pas à elles seules le malaise des lycéens face à l’orientation. D’après les éléments rapportés par Le Dauphiné le 29 octobre 2026, les contributions déposées lors de la consultation nationale des lycéens font apparaître une préoccupation plus large : 22 % d’entre elles portent sur la pression liée aux choix d’orientation.
Des choix qui commencent dès la seconde
Depuis la réforme du baccalauréat de 2018, les élèves doivent choisir, à la fin de la classe de seconde, trois enseignements de spécialité pour leur année de première. Ces décisions peuvent ensuite peser sur les possibilités d’études supérieures. Pour certains lycéens, cette échéance arrive alors qu’ils connaissent encore mal les métiers, les formations et leurs propres envies.
Cette obligation de se prononcer tôt nourrit un sentiment de stress. Le témoignage d’une élève de terminale cité par Le Dauphiné illustre cette inquiétude : elle estime que devoir décider si tôt de son avenir constitue une source importante de pression. À ce stade, le gouvernement n’a pas annoncé de réforme de ce mécanisme d’orientation.
Des moyens supplémentaires annoncés dans certains lycées
Une mesure concernant les effectifs doit toutefois modifier les conditions d’accompagnement. Les classes de seconde seront limitées à 28 élèves à partir de la rentrée 2027 dans les lycées les plus défavorisés. La généralisation à l’ensemble des établissements publics est annoncée pour 2028.
| Mesure annoncée | Échéance | Champ concerné |
|---|---|---|
| Plafond de 28 élèves par classe de seconde | Rentrée 2027 | Lycées les plus défavorisés |
| Extension du plafond | 2028 | Tous les établissements publics |
La réduction des effectifs doit permettre aux professeurs principaux de consacrer davantage de temps aux échanges avec les élèves et à leurs choix de formation. Elle ne modifie toutefois pas, à elle seule, le calendrier actuel des décisions d’orientation.
Un accompagnement prévu, mais inégal selon les établissements
Le parcours scolaire prévoit déjà 54 heures annuelles consacrées à la découverte des métiers et des formations, en seconde, en première et en terminale. Les élèves de terminale disposent également d’un second professeur principal, chargé notamment de les accompagner dans leur projet d’accès à l’enseignement supérieur.
Un rapport de l’Assemblée nationale publié en 2023 sur l’accès à l’enseignement supérieur relève cependant que ces heures ne sont pas systématiquement assurées de la même manière. Selon les établissements, les lycéens peuvent bénéficier d’un suivi approfondi ou seulement de quelques actions ponctuelles. Le rapport constate aussi une préparation de l’orientation plus précoce dans les lycées favorisés, ce qui contribue à différencier l’accès à l’information.
- En seconde : les choix de spécialités peuvent déjà influencer la suite du parcours.
- En première et en terminale : les élèves doivent continuer à explorer les formations et les métiers.
- Dans les lycées : la quantité et la régularité de l’accompagnement peuvent varier selon les établissements.
Le débat sur l’orientation porte donc à la fois sur Parcoursup et sur l’ensemble du parcours qui précède les candidatures. La question posée est celle d’un choix plus progressif, mieux expliqué et moins dépendant de l’établissement fréquenté.